Discours lors de la réception de la communauté française à la Résidence de France - le 25 septembre 2018

Bonsoir à tous,

Je suis vraiment très heureux de vous rencontrer tous, aujourd’hui à la Résidence de France, la plupart d’entre vous pour la première fois, mais il est vrai que mon arrivée date d’il y a moins de 3 semaines.

Et vous me permettrez de commencer cette intervention en citant le Président de la République, au tout début de son traditionnel discours aux Ambassadeurs, le 27 août dernier.

Je le cite : « Vous êtes parties prenantes de la stratégie que j’ai demandé au gouvernement de mettre en œuvre pour le pays. D’abord, en associant pleinement nos communautés françaises à l’étranger. Elles sont une richesse, une force. Nos réformes doivent leur être expliquées et elles doivent aussi être portées par elle. Les Françaises et les Français de l’étranger sont un atout pour notre pays. Ils doivent participer pleinement de ce nouveau rayonnement de la France ».

On ne saurait mieux dire et je tiens à vous assurer que c’est naturellement dans cet état d’esprit que j’aborde ma mission à Bangkok. Les diplomates ont d’autres missions bien sûr. Représenter leur pays, promouvoir ses intérêts, notamment économiques, développer son influence, informer leur gouvernement de tout ce qui se passe dans leur pays de résidence.

Mais la plupart de ces missions ne se conçoivent pas sans une étroite coopération avec les résidents français, c’est particulièrement évident en matière économique, culturelle ou de promotion du Français. En fait, il n’y a pas deux entités distinctes, l’ambassade d’un côté et la communauté française de l’autre, mais un continuum entre les deux, que vous incarnez, dans des rôles différents et je voudrais vous en remercier de façon un peu individualisée et sans hiérarchie en espérant que vous me pardonnerez ce catalogue qui fait un peu cérémonie des Césars.

Nos six consuls honoraires d’abord, qui jouent un rôle important auprès de la communauté dans leur circonscription, en relayant l’action administrative des services consulaires et en constituant un maillon de la diplomatie économique et culturelle. Le réseau, vous le savez, s’est renforcé en janvier 2018 avec la création des agences consulaires de Prachuap Khiri Khan et de Khon Kaen.

Nos 4 conseillers consulaires ensuite, élus de la circonscription Birmanie – Thaïlande qui oeuvrent très directement à défendre les intérêts des Français installés en Thaïlande.

Mes remerciements vont aussi aux deux associations représentatives des Français à l’étranger : l’Union des Français de l’étranger et l’ADFE- Français du monde.

Et au-delà à l’ensemble des associations qui contribuent à la vitalité et à l’animation de notre communauté dans l’ensemble du pays, ainsi qu’à respecter la mémoire de nos anciens combattants. Je pense bien sûr à Bangkok Accueil, à l’Association française de bienfaisance, au Secours Français ou à la Nat Association.

Dans le domaine économique, la Chambre de commerce franco-thaï et la CCEF sont, je le sais, particulièrement actifs. Mais au-delà ce sont toutes nos entreprises présentes en Thaïlande, grands groupes comme TPE, qui portent ici l’attractivité et la compétitivité de la France.

Et puis il y a les deux grandes institutions d’excellence, que sont, chacun dans leur domaine, le Lycée Français International de Bangkok et l’Alliance Française qui vient de s’installer dans ses nouveaux et superbes locaux. Je voudrais remercier sincèrement pour leur temps et leur dévouement les membres de la Fondation française pour l’éducation et les parents des comités de gestion du LFIB ainsi que le Conseil d’administration de l’Alliance et les équipes dirigeantes de ces 2 établissements qui, comme vous le savez, sont largement tournés vers notre communauté.

Mes remerciements vont enfin aux îlotiers du réseau de sécurité de l’Ambassade, ces bénévoles qui se mettent à la disposition de la communauté, notamment dans les périodes de crise, et qui constituent au quotidien de précieux relais d’information.

Tout ceci – et pardon pour ceux que j’aurais pu oublier – constitue une communauté qui est l’une des plus dynamiques d’Asie –Océanie, la 4ème de la zone avec près de 13 000 inscrits au registre des Français mais, me dit-on, entre 30 000 et 40 000 résidents estimés et de l’ordre de 800 000 touristes par an. Et la Thaïlande est notre deuxième partenaire économique de l’ASEAN après Singapour.

J’ai la chance d’y arriver dans une ambassade qui, vous me permettrez de le dire puisque je n’y suis pour rien, est de grande qualité et c’est l’occasion de rendre hommage à mon prédécesseur Gilles GARACHON.

J’ai aussi la chance – nous avons la chance en réalité - d’être en Thaïlande à un moment où les choses bougent, sur le plan politique, avec les échéances que vous connaissez mais plus encore sans doute sur le plan économique, avec une accélération des projets structurants que le gouvernement thaï a lancé dans les domaines du rail, de l’ingénierie, de l’énergie, de l’aéronautique, de l’innovation en général et qui intéressent les nombreuses entreprises françaises présentes dans le pays.

Dans le domaine consulaire, l’année 2019 sera marquée par l’échéance des élections européennes et par la mise en œuvre du répertoire électoral unique. La question de la mobilité internationale des Français sera également au cœur des débats avec le rapport remis par Mme Anne GENETET, députée des Français établis hors de France, au Premier ministre le 11 septembre.

Par ailleurs, les services consulaires continuent de se moderniser avec une dématérialisation croissante et toujours plus de procédures en ligne pour renforcer la communication avec les usagers sur tous les supports. C’est l’occasion pour moi de réitérer cette demande, que vous connaissez bien, qui est d’inviter nos ressortissants résidents ou de passage à se faire connaître des services consulaires, c’est vraiment aujourd’hui une formalité très simple.

C’est l’occasion aussi pour moi, de saluer notre Consule, Samira Abdelli, que vous connaissez tous, et son équipe, qui se dépense sans compter pour nos ressortissants, y compris les plus vulnérables d’entre eux et ceux qui sont en difficulté.

Je m’aperçois au moment de conclure ce discours – trop long, pardon - que j’ai oublié de me présenter. Non que le sujet soit particulièrement intéressant mais cela relève me semble-t-il de la courtoisie. En fait c’est assez simple, car j’ai effectué toute ma carrière – qui approche je le crains da sa fin - au Quai d’Orsay. Avant la Thaïlande, j’ai été Ambassadeur en Malaisie, en Afrique du Sud et en Suède. J’avais également, auparavant, été en poste en Ethiopie, au Japon et à New York, auprès de l’ONU. Et puis comme tout diplomate j’ai passé la moitié de ma carrière à Paris, notamment dans la diplomatie économique et multilatérale – le G8, l’ONU, l’Union européenne, les changements climatiques - et j’ai eu l’honneur de servir auprès d’un Président de la République et d’un Premier Ministre.

Aujourd’hui, je suis naturellement très heureux d’arriver à Bangkok – il faudrait être difficile - et si j’ignore naturellement quel bilan je pourrai présenter dans trois ans, je peux au moins vous assurer que je donnerai le meilleur de moi-même avec l’équipe de l’Ambassade pour promouvoir ici les intérêts de la France et des Français. Et je ne doute pas que je pourrai bénéficier de votre coopération dans cette entreprise.

Merci.

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publié le 23/07/2019

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